Les labels bio

Les labels bio

Aujourd'hui l'engouement des consommateurs pour le bio est indéniable (90 % des français estiment que les produits bio contribuent à préserver l'environnement, et près d'un Français sur deux consomme des produits biologiques au moins une fois par mois) et ce marché bénéficie d'une quantité grandissante de labels en tous genres.
Les deux principaux sont le label Bio Européen (aussi appelé « eurofeuille ») et le label AB. Le premier, référence de l'Union Européenne, est obligatoire depuis le 1er juillet 2010 sur les étiquetages des produits alimentaires bio préemballés et facultatif pour les produits importés.
Le second quant à lui est la propriété de ministères français (alimentation, agriculture et pêche) ; son cahier des charges s'est aligné sur celui du label Bio Européen depuis le 1er janvier 2009.
Ces deux labels publics garantissent qu'au moins 95% du produit certifié répond aux exigences du cahier des charges du mode de production biologique : absence totale d'OGM, rotation des cultures, pratiques d'élevage adaptées aux différentes espèces animales, utilisation prioritaire des ressources de la ferme et limitation de l'utilisation des produits dits phytosanitaires,...
Face à ces deux références du marché des produits biologiques, d'autres organismes de certification ont vu le jour et comportent chacun à leur manière des spécificités propres, comme c'est le cas pour les quatre labels suivants :


- Ecocert : organisme de contrôle et certification privé intervenant principalement dans l'agriculture biologique, il garantit notamment la conformité aux labels Bio Européen et AB. De plus Ecocert apporte la garantie que les produits finis n'ont pas fait l'objet d'expérimentation animale.
- Demeter : organisme international privé qui certifie la pratique d'une agriculture biodynamique (se décline en label Biodyvin pour la filière vinicole).
- Nature et progrès : label associatif et privé dont la certification s'appuie sur le critère 100% bio de la production. L'intérêt de ce label est qu'on peut le retrouver sur des catégories de produits non couvertes par les labels publics tels que des produits ménagers et cosmétiques, des sels marins et fertilisants...
- Bio-cohérence : créé en 2011, ce label reprend les exigences du cahier des charges du label européen en y ajoutant des mesures bien plus rigoureuses (absence totale d'OGM obligatoire par exemple)
- D'autres labels bio : O.F.C. (marque AQIS), U.S.D.A., Bio Equitable, Biogarantie,...

La prolifération des labels bio apporte donc un choix plus large, même s'il convient de connaître leurs particularités. Bio-cohérence, récemment apparu semble être l'un des plus rigoureux.
Nous reviendrons en seconde partie de cet article sur les dérives, les paradoxes ainsi que la nécessité de s'interroger perpétuellement sur son/ses achat(s) bio.
Selon le baromètre Ethicity 2011, 61 % des français pensent qu'il y a trop de labels contre 65% en 2009. Dans le même temps, ils sont 77 % à demander plus de transparence sur les conditions de fabrication des produits.



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