Correspondance solidaire

Mission d’évaluation au MALAWI

Extrait de la lettre de Christian Raymond, 
Dimanche 8 novembre 2020,

 

Après la prometteuse découverte de la Tanzanie et les 2 jours de réinstallation, ce samedi 30 octobre était notre grand jour au Malawi.

Au programme : formalités indispensables et prise des rendez-vous, puis long voyage entre les 2 capitales, de l’administrative Lilongwe à l’économique Blantyre.

Nous voici donc embarquant avec notre partenaire au Malawi, Andrew, pour un aller-retour de 260 km vers nos zones d’activités antérieures et d’intérêt futur.
Via Zomba, capitale de l’ancien Nyasaland, et ses "poussières d’Empire" (Britannique), au sein d’une nature grandiose et assez rocheuse pour ravir un géologue !

Correspondance solidaire

1. Projet "Écoles"

  • Nous constatons que les deux écoles existantes à la disposition de nos futurs élèves sont fort démunies et à 4 km des plus proches hameaux.
    À vrai dire, à 500 m de la piste, pas de vrai village mais de nombreux hameaux de 8 à 10 cases en briques artisanales locales, décaties, sans le moindre mobilier, et n’ayant qu’une ou deux pièces minuscules. Alors qu’elles hébergent des familles de 7 personnes en moyenne…
  • La vénérable Chef du "village" de BALAKA nous remet une immense esplanade très plane, de la taille de presque deux terrains de foot :
    « j’ai 79 ans, et avant de mourir je voudrais léguer à mon peuple une école, enfin. »
    Nous visitons un brin et vérifions la motivation de nos futurs élèves. Pour l’instant seuls les plus de 10 ans peuvent marcher 8km chaque jour pour aller en classe. Aucun doute pour la fréquentation, car cet essaim de hameaux voisins abrite 200 familles, soit au moins 600 enfants d’âge scolaire. Notre vœux de les recevoir à tour de rôle dans des classes de 50 au lieu de 100 d’ordinaire en ces pays, fait l’unanimité sur place. Et demain soir nous tâcherons de convaincre l’administration, qui s’est engagée à nous fournir les maîtres…

2. Projet "Biquettes et Jardins sans Terrain"

  • Hélas ces derniers ont été lessivés par les inondations et nous n’avons vu qu’un seul jardin, que son vieux propriétaire tente de ressusciter, couvert de branchages protecteurs. Quelle émotion quand il est allé chercher les semences qui lui restent et qu’il a déposé à nos pieds 5 ou 6 tous petits sachets de plastique aux rares graines, soigneusement ficelés. Son trésor !
  • Enfin place aux chèvres, qui gambadent partout, libres comme l’air, mais reviennent sagement le soir « là où elles appartiennent » dit Andrew.
    • Un premier bénéficiaire, âgé de 73 ans, est aveugle, et a dû faire reconstruire son abri près de chez sa sœur. Il a désormais 3 Biquettes et nous dit avec émotion : « C’est la première fois de ma vie que je possède quelque chose ».
    • Au village suivant c’est une dame de 84 ans que je photographie avec les 3 petits orphelins à sa charge… et sa bique bien « pleine » : bientôt 2 ou 3 petits ?!
    • Quant au bénévole qui a suivi toute l’opération, il tient un grand registre de tableaux très complets sur les remises, les naissances, les jardins…

Oui, la journée a tenu ses promesses, méditons-nous durant les 2h30 du retour à Blantyre. 

Amitiés teintées d’espérance,

Christian Raymond, fondateur de l’association Partenaires
www.partenaires-association.org

Pour en savoir plus sur nos actions au Malawi : http://www.partenaires-association.org/malawi-suisse/

Modifié le jeudi 12 novembre 2020


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